1 février 2006

Paradis perdu

Quelques mois - deux années - qui resteront gravés,
Etreintes immodérées, bonheur éblouissant
De se sentir vivant, parfois même presque aimé,
Eternité figée ; un homme et son amant.

Le plaisir est fugace, souvent il est menteur
Et la fusion des corps fait trembler la pensée.
Qu'importe les équivoques, les sentiments demeurent
Mais que chercher ensuite, pourquoi donc perdurer ?

Trouver un simulacre et se persuader
Que l'instant précédent d'éphémère beauté
Il pourrait, par moment, essayer d'approcher
Même s'il est illusoire pourtant s'en contenter.

Rien n'est plus comparable et d'autres choisiront
De poursuivre en silence ce souvenir perdu
De chérir à jamais cette ancienne émotion
Solitaires anciens, qui jadis ont vécu...