Ai ! Laurië lantar lassi sùrinnen
Vendredi 8 septembre, 9 heures, ciel gris lumineux, les feuilles des poiriers qui hésitent à jaunir, Von Bingen en fond sonore.
http://www.goldbergweb.com/fr/history/composers/11112.php
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Je devrais être au travail, je vais donc prendre un petit moment pour donner des nouvelles. J'ai été opéré à la fin de l'été et des complications survenues la veille de la rentrée ne m'ont pas permis de commencer l'année. Rien de grave, en une quinzaine de jours je devrais avoir recouvré des forces. Avec des élèves d'EREA, le retour en classe sera - je le sais - difficile.
Ce problème de santé m'oblige également à une relation platonique avec Romuald. Pourtant, il m'apprend à aimer, je voudrais tellement lui donner plus... c'est lui qui me donne la force de guérir. Pourvu qu'il me donne le temps de lui montrer combien je tiens à lui...
Je voulais aussi remercier ceux qui m'ont soutenu dans ce moment pas très agréables : ma mère, mes soeurs, Romuald, Laurent et les deux Stéphanie (on met un "s" quand il y en a deux ? non je pense pas...). On le dit souvent, c'est dans les moments difficiles que l'on reconnaît ceux qui comptent.
J'ai reçu hier un mail collectif de gens qui répandent leur bonheur sur le web. Enervé, j'avais envie de répondre par une diatribe cinglante comme je sais les faire. En fait non. Ils ne pensent peut-être pas à ceux qui n'ont pas leur bonheur, moi je vais essayer. Sans me plaindre de ce que je n'ai pas, sans me réjouir ostensiblement de ce que j'ai et que les autres n'ont pas.
"Donnez nous aujourd'hui le bonheur simple, l'humilité et la charité."

