Sitges, le 27 juillet 06
Je prends une journée entière à ne rien faire d'autre que lire et réfléchir au bord de la piscine du camping. Pour la première fois de la semaine, le soleil est voilé ; prendre une pause...Cette semaine était conforme à l'idée que l'on se fait du monde gay : plages, ville et boîtes, tout le monde se montre et personne ne se regarde ! Hier soir, petit moment de solitude, où plutôt de décalage. Ici les mecs draguent et se font draguer ; et soudain, au milieu de tous ces jeunes beaux gosses en train de danser, on se sent plus seul que jamais. J'ai parfois l'impression de n'être pas fait pour affronter ce miode seul, d'avoir besoin de quelqu'un.

Qu'est-ce qu'ont tous ces gens heureux que je n'ai pas ? Pourquoi même parmis des centaines nul ne lève les yeux vers moi ?
J'accorde cette journée à ma tristesse, à ma détresse. Ensuite, je tenterai de l'étouffer, comme d'habitude, de l'oublier et de profiter "gaiement" de la suite des vacances, de la suite de la vie !
Bisous à tous de Sitges.


